août
23août
20LA BALANCE DE LA VIE…
Enregistré dans Le cri de margouillette par margouillette le 20-08-2010
Aujourd’hui j’ai un patient qui regardait la vue du bureau et qui m’a dit :
“Vous vous rendez compte de la CHANCE que nous avons de vivre ici ?“

“Oh ouiiiiiiiiii ! Je peux vous dire que je m’en rends compte à chaque minute ! D’autant plus que je rentre bientôt !“
“noooonnn ? rhalala comme je vous plains !“
C’est ça ouais !
Merci !
Merci bocou monsieur.
Namé il va me gâcher ma journée lui.
Dégoutée.
2 heures après.
Une patiente.
“J’ai appris que vous rentriez ?“
Ptin !
Namé ôsecours koua !
“oui ! Je sais ! C’est dur ! m’enfin hein ? c’est dans le Sud Ouest… ça va !“
“Ah ! hé bé moi aussi je dois rentrer !“
AH ! ENFIN ! gniark !
“ah bon ? et vous allez dans quelle région ?“
“oh bin Paris !“
AH !
Sauvetage de journée !
“Non ? rhalalalala comme je vous plains !“

août
19ERIC & SANDRINE
Enregistré dans La vie de margouillette par margouillette le 19-08-2010
Le renouvellement des vœux après 20 ans de mariage.
Une soirée extraordinaire à l’îlot maître.
Des rires, des larmes de joie, du bonheur…
Merci pour nous avoir permis de vous accompagner pendant ces moments riches en émotions.
Merci de nous avoir donné à tous l’envie, nous aussi, un jour, de renouveler des vœux.
Avec toute ma tendresse, toute mon amitié… Love U mes amis.
Pour l’anecdote.
Paske comme ça vous pourrez vous moquer.
Je m’étais promis, en tant que témouine.
De ne pas picoler.
J’ai PÔ picolé.
Sauf que le lendemain.
Je ne me rappelais plus de grand chose ! 
D’ailleurs.
Attônds.
Sur cette photo.
On voit bien que j’picole pô !
Ok je suis montée sur la chaise.
Y paraît même.
Que j’ai dansé sur la table.
Mais je m’en rappelle pô !
Aheum.
Vazy moque toua ! 
Shame.
août
18AU THEATRE -2-
Enregistré dans Margou in love par margouillette le 18-08-2010
Une fois installée dans mon fauteuil rouge, j’me dis bêtemônt que j’vais pouvoir piquer un roupillon pendant qu’on énumère les 23650 lettres.
J’avais tort.
La mise en scène est nerveuse, nous sommes en 1833, Victor Hugo rencontre l’actrice Juliette Drouet, ils vont s’aimer pendant 50 ans.
D’un amour fou, passionné, tout y est la jalousie, l’abnégation, la tendresse, les sentiments, le désir.
Oui le désir.
Parce que Victor Hugo, tout en haut de son génie ne veut plus en descendre et Juliette a bien du mal à l’atteindre.
L’homme se fait rare, pris qu’il est par son œuvre et chaque visite de l’amant est prétexte à un cri d’ amour et de frustration de se voir cloîtrée par l’homme qu’elle aime et seule et abandonnée.
Et ce crie nous cloue tous dans nos fauteuils.
“baaiiiiiiiiiiise moi !“
Nân.
Elle a dit “aime moi !“
Je ne suis plus sure là.
Je me tourne vers Annie.
Bouche ouverte yeux écarquillés.
Ok !
J’ai bien entendu.
Nân nân elle a dit “baise moi !“
Et elle le hurle maintenant.
Et je peux te dire qu’on est tous bien réveillés.
En culotte à froufrous et dentelles, en corset à lacets, l’actrice soudain….. c’est Madonna.
Dans like A virgin.
Sa frustration de femme dans l’attente de son amour, elle nous l’offre dans une scène de masturbation qui nous laissent tous ébahis.
La salle hurle de rire.
TOUT LE MONDE se reconnaît dans ce rôle.
Tout le monde voudrait son orgasme, là, sur scène, en hommage à ces nuits d’attente où l’amant ne vient pas.
Dans un hoquet j’arrive à chuchoter : “mais… mais… c’est du porno soft !“.
Nân.
C’est la vie.
Parce que ok, les beaux sentiments.
Les pioupious, les rubans satins et le parfum des roses.
Mais l’amour, le vrai…. ça pue AUSSI un peu du tutu arrière.
Soudain, c’est MON histoire.
VOTRE histoire.
On a tous attendu l’être aimé un jour dans notre vie…
En mai 1883, l’actrice meurt.
Victor Hugo referme son encrier.
Il n’écrira plus jamais.
Et nous sommes tous au bord des larmes.
L’actrice aussi.
Le comédien est parti se cacher.
Nous sommes tous debout.
Sonnés.
Au bord du vertige.
Enthousiasmés.
L’histoire est universelle.
Cette pièce là a touché quelque chose en chacun de nous.
Nous aussi on la veut notre histoire d’amour qui dure 50 ans.
Finalement.
Tout devient possible…
Tout est possible…
Note de l’actrice Anthéa SOGNO : “Le premier tour de force a été de choisir parmi leurs nombreux écrits, tous plus beaux les uns que les autres, de quoi recréer de véritables dialogues. Comme pour chacune de mes adaptations, la même exigence m’a saisie, je voulais que tout soit authentique, que tout ait été dit, susurré ou hurlé. L’enfilade des scènes qui racontent leur vie, a été construite ainsi : une phrase écrite par Juliette répond parfaitement à une question extraite d’une des lettres de Victor et ainsi de suite. Puis quelques extraits de pièces, de leurs journaux intimes, ou de la presse, tout devait être historique.
Nous avons fait cela pour faire du théâtre, disais-je plus haut. En jouant la pièce, nous nous sommes aperçus que nous étions au-delà, car nous n’interprétons pas des personnages de théâtre, nous incarnons des personnes qui ont vécu, et nous ne disons pas des dialogues inventés par un dramaturge, les mots que nous nous disons sont les leurs.
Comment ne pas penser que ces deux-là ne sourient pas tendrement au-dessus du Théâtre de l’île, comme ils ont souri au dessus du Théâtre des amants, lors de la création en Avignon et profitent de notre passage sur terre pour continuer à se dire, 125 ans après leur mort, combien ils s’aiment encore ?”
août
17AU THEATRE -1-
Enregistré dans La vie de margouillette par margouillette le 17-08-2010
Donc bân j’ai pris ma wouature.
J’ai bien tout vérifié.
Pô de crevaison.
Pô de révolutionnaire Kanak.
Enfin si mais ils révolutionnaient à la topette de bière.
Normal.
Un jeudi souar sur la terre 
Pô de banque ouverte nân plus.
Ils ferment à 15 h ces enfouarés.
Pô d’émeute ni de barricade.
Il est 19h30 faut pô pousser les tropicalisés.
Rien.
Même pô un pauv’ chien écrasé.
Et ça c’est fête paske dans le quartier…….
Bref.
En plus.
Faut dire.
Le théâtre de l’île il est au bout du bout du bout de la presqu’île de Nou.
Nouville.
Ahah y’a même pô de ville là bas.
D’où l’état de la route.
Si ça se trouve c’est LA que j’vais crever une roue.
Si c’est ça je jette la wouature dans le lagon.
Ça va bien le nawouak !
Mais nân.
Faut juste que j’arrête de picouler avant de conduire.
Paske à force de slalomer entre les nids de poule je va finir par vomir.

J’arrive.
J’retrouve les coupines avec tout plein de yiiiiiiiiiiii de yiiiiiiiiiiii et de yiiiiiiiii aussi.
On peut.
On est entre filles.
Les choupis sont pô là.
Gastrotisés qu’ils sont.
Ça pétille.
On rigoule.
Annie nous offre le champagne.
Yiiiiiiiiiiiiiiiii.
Ça surpétille donc.
On parle des choupis.
Vous y croyez vous à cette histoire de gastro ?
Nân !
Personne n’y croit 
Je pousse un soupir de soulagemônt de pô avoir utilisé une excuse aussi BIDON !
Hânte sur eux 
Ahaha.
Moi je leur parle du GIGN, de mes barricades, du kidnapping toussa…
On rigoule bien entre coupines.
Et puis je me rencarde sur la pièce.
C’est sur les 23650 lettres d’amour écrites par Victor Hugo à Juliette Drouet.
23650.
De lui.
Pour elle.
En 50 ans.
Juliette Drouet en a écrit à peu près 20000.
43650 lettres.
J’ai un vertige.
Merde ! Faut AUSSI que j’arrête le champagne ?
43650.
J’me dis brutalemônt : “ptin j’suis pas sortie !“.
Et à ce momônt là, j’ai comme un gargouillis dans le tuyau ventral…. 
PS : * Bien entendu, je présente mes excuses au choupis pour m’être moquée de leur prétendue gastro, ils étaient bien malades et jamais je n’ai remis en cause leur désistement… juste que ça m’a fait rigouler de l’écrire ainsi… Allez pô me présenter votre échantillon copro JE VOUS CROIS !
*
août
16GASTROTITUDE !
Enregistré dans La vie de margouillette par margouillette le 16-08-2010
En ce momônt, c’est vrai, j’avoue, je suis fatiguée.
Déboussolée, laminée, trépassée, surpassée, surénervée, crevée koua.
Déménager j’ai fait ça toute ma vie, c’est un peu inscrit dans mon patrimoine génétique, j’ai déjà du mal à rester plus d’1 an dans le même appart sans chambouler tous les meubles pour tromper l’élément spongieux qui me sert de cervelle et m’imaginer dans un nouveau décor.
Sinon… j’angouasse.
Donc bân.
J’étais plutôt contônte d’emménager dans un nouveau décor de transition.
Sauf que ça m’a épuisée.
Et ce soir j’ai dit oui à mes choupinous d’ami(e)s pour une sortie au Théâtre.
Et j’ai pô envie 
Moua ce que j’aime au théâtre c’est le Vaudeville, le truc poualant, le mari qui déboule alors que l’amant est caché dans le placard… toussa…
Et là on joue : “Victor Hugo mon amour”.
Ahah.
Alors de ce que je m’en rappelle, Victor il a écrit “Les misérables” et c’était pô franchemônt ambiance cotillons french cancan…
Zai pô envie zai pô envie zai pô envie.
Ce dont j’ai envie, là tusuite, c’est une douche bien chaude, un verre de vin et ma couette.
Bân.
Le verre de vin…
C’est fait.
C’est déjà ça.
Et maintenônt je peux réfléchir à ce que je vais pouvoir dire pour décommander.
Genre.
“Coucou les choupis rhooooooooooooo vous n’allez JAMAIS l’croire ! Je viens de crever la roue de tuture… là c’est un peu tard pour changer de wouature…. NAN ! Venez pô me chercher j’crois qu’il y’ a une émeute de quartier ils balancent des clous sur le coaltar c’est dangereux… laissez moi derrière la barricade c’est pô grave !“
Mouais.
C’est nul.
“Coucou les choupis… dites j’ai un souci. En rentrant j’me suis fait enlever par des révolutionnaires Kanaks qui sont en train de palabrer sur le montant de la rançon, comme ils m’ont drogué au Kava, j’vais pô pouvoir venir avec vous… surtout qu’il faut que je phone à ma mère ensuite pour lui demander de péter son PEL“
Merde.
J’ai oublié de parler d’agression sesouelle. Ils ne vont pô me croire.
Bân.
Ptin.
Je sais.
“psssitt c’est moua. oui je chuchote. cé mouaaaa ! vous m’entendez oukoua ? j’suis otage d’un hold up. dans une banque ! bin ça hein ? commônt ça j’ai vu l’heure cépôpossib’ ? JE TE DIS… merde… je te dis que je suis otage bordel ! ….JE PEUX PAS PARLER PLUS FORT ! ptin j’me suis fait remarquer là… bân bin tu veux ma mort sur la conscience oukoua ? call tusuite le GIPN steup… ceux qui sont bourrés au coca zéro qui descendent d’un filin relié à l’hélicopter avec leur masque à gaz toussa… mais siiiiiiiiiiiii…. viiiiiiiiiiite ! Et commencez sans moua j’serai en retard hein ?“
hips.
Mouais.
J’vais dire que j’ai une gastro.
C’est simple, réaliste, invérifiable, dégueulasse et triste.
Bân j’arrête de picoler et j’appelle.
Et là le téléphone a sonné.
“Coucou margou c’est Annie !“
“Ouiiiiii commônt tu vas ?“
“Bin super et toi ?“
“Super aussi !” *han ! mais kesseke j’raconte moua ?*
“Didonc les choupis peuvent pas venir ils ont une GASTRO, mais nous on est en route on t’attends avec Eva !“
“Aheum…euh…. ouiiiiiiiiii super ! J”arriiiiiiiiiiive !“
Merde.
Une gastro.
Ils auraient pu inventer aut’ chose franchemônt !

*Demain j’te raconte la souarée au Théâtre. C’est du lourd !
*
août
13ECOLE ERNEST RISBEC à Nouméa
Enregistré dans Spéciôl pour toa par margouillette le 13-08-2010
Wouala une chtite promesse faite à Sandrine.
La chtite sœur à Krol.
Ton école donc, existe toujours…
A l’heure de la photo c’était limite la sieste…
Alors ?
Ça te rappelle des souvenirs ? 
août
12LA VIE EN……….
Enregistré dans Spéciôl pour toa par margouillette le 12-08-2010
Rose.
Wouala.
C’est tout.
Ah bin nân…

Le fleuriste Toulousain qui a posté un com parlant de haine a vu son com s’auto détruire. Ce n’est pas un mot que je connais.
Découragement, par contre….
Et puis d’où que les fleuristes connaissent ce terme… hein ??? namé dans quel mânde on vit j’te jure !
Game over 
Essaie un autre mot pour voir… Kounnasse, par exemple, c’est un mot que je connais tu vois ?….

août
11COURTOISIE !
Enregistré dans La vie de margouillette par margouillette le 11-08-2010
C’est plutôt un bel homme.
Aux environs des 70 ans.
Mince.
Les yeux clairs.
Un visage qui a du être beau.
S’il n’était fermé.
Avec de l’allure.
Le genre qui en impose.
Ou alors c’est le feutre noir qu’il porte.
Il s’avance vers moi, déterminé.
Et je sais déjà que ça va clasher.
Ca ne loupe jamais.
Il me faut juste un coup d’œil pour le savoir.
C’est une histoire d’ondes, de vibrations, d’aura.. ce que tu veux.
Mais je le sais.
Je fais cet effet là.
Ils sont rares, mais chez certaines personnes je provoque ça.
Ça ne loupe pas.
Le monsieur s’est mis en mode défense.
Prêt pour la guerre.
C’est un nouveau patient.
Je lui demande donc son nom, prénom, adresse pour créer son dossier.
Il me répond.
Dents serrés.
Je l’exaspère.
Mieux.
Je l’horripile.
Dans ses cas là je suis pire que tout.
L’enfant que j’ai été se réfugie au plus profond.
Ne reste plus que mes yeux, clairs, glaçants et mon petit sourire ironique, en coin, qui donne envie à n’importe qui de l’effacer d’une baffe.
Je sais que je vais m’en prendre une.
Le monsieur.
Il va exploser.
Et il explose.
A la question : “vous venez conseillé par quel médecin monsieur ?“
Il aboie.
“ECOUTEZ MADAME A MON AGE, JE N’AI PAS BESOIN D’ÊTRE CONSEILLE PAR QUICONQUE, JE VIENS DE MON FAIT ET RESTONS EN LA VOUS M’ENNUYEZ AVEC VOS QUESTIONS !“
Mon rêve.
Enfin.
Juste avant mon départ.
Je vais pouvoir tuer un patient.
Oh bonheur.
Chouette.
Ce que j’ai TOUJOURS rêvé de faire depuis 4 ans.
Monsieur me l’offre.
“C’est bien dommage monsieur, parce qu’à votre age, justement, je pensais que les messieurs montraient plus de courtoisie avec les dames, cela leur éviteraient bien souvent d’en rester là ! Mais vous avez raison. Restons en là !“.
Pan.
Le monsieur s’étrangle.
Devient rouge.
Je pense en un éclair qu’il va exploser une nouvelle fois.
Non.
Il s’assoit.
Et moi je te l’avoue.
Je suis sonnée.
Les mains un peu tremblantes.
Zut.
J’ai tué un patient.

Et puis tout de suite après l’avoir traité de tous les noms dans mon profond, je m’en veux.
Réaction normale.
J’suis une gentille.
Malgré mon regard de tueuse que ma mère déteste.
Eh !
J’ai répondu.
Ahah.
Attends.
D’habitude je perds mes moyens.
Tous.
Et je passe la soirée à m’en vouloir.
Mais pourquoi je vis à une époque où personne ne s’est levé pour le provoquer en duel, réparer l’outrage, m’évitant la peine de lui balancer mon gant en résille au visage ?
Hein ?
Pourquoi ?
Le monsieur est ressorti de consultation.
Je suis à nouveau moi même.
Tendue.
Mais souriante.
En fait quelque part ça m’a amusée de te tuer monsieur.
Je suis trop fière de moi, il doit l’être beaucoup moins de lui.
Je suis contente.
Il paye la consultation.
Fait mine de se tourner pour partir.
Et revient.
Zut.
“Pardonnez moi pour tout à l’heure, j’ai été désagréable.“
Mais…. c’est qu’il va me voler ma petite victoire l’imbécile.
Je n’ai même pas le temps de réfléchir à une saillie bien sentie.
Attends.
“Ce n’est pas grave monsieur, ce sont des choses qui arrivent.“
Mouais.
Je suis nulle.
De toute façon, d’habitude je ne gagne jamais à ce jeu ….

.
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Parce que c’est moi, parce que c’est eux, puisqu’ils sont si nombreux…… je vais te dévoiler les coulisses de margou.
Pour tous ceux qui m’ont posée la question un jour “c’est quoi la vérité entre ce que tu racontes et ce qui c’est réellement passé ?” (que faites vous donc de votre imaginaire ?).
Voilà la stricte vérité, nue, fragile et un peu laide. TOUT est vrai.
Du début à la fin.
Sauf que je n’ai jamais répondu au monsieur après sa tirade.
Et que je m’en suis voulue toute la soirée. Comme d’habitude quoi !










